Définir l'économie sociale et solidaire est ainsi complexe. De nombreux travaux de recherches mettent ainsi l'accent sur plusieurs caractéristiques de l'ESS :
Jean-Louis Laville (professeur au Conservatoire National des Arts et Métiers, Sociologue et économiste) définit l'économie sociale et solidaire comme « l'ensemble des activités contribuant à la démocratisation de l'économie à partir d'engagements citoyens ».
Jean Gadrey (économiste et professeur à Lille I) porte le regard sur la finalité poursuivie, l'utilité sociale, les bénéfices collectifs, les externalités positives et le « bien commun ».
Michel Borgetto (professeur de droit à Paris 2) et Danièle Demoustier (socio-économiste, maître de conférence à l'institut d'études politiques de Grenoble) insistent sur la nécessité de cohérence entre les finalités et les moyens et pratiques dont se dotent les organismes pour les atteindre, c'est à dire des règles d'organisation et de fonctionnement que sont l'engagement volontaire, la démocratie de fonctionnement et la participation de tous à la décision, une gestion désintéressée.
Les membres du collectif du Codès parlent dans le livre blanc « Développer l'entrepreneuriat social » d'entrepreneurs sociaux qui « partagent une même ambition : bâtir un projet entrepreneurial et économique au service de l'Homme et de son territoire. » et d'entreprises sociales « qui si elles partagent avec les entreprises “classiques” l'affirmation d'un projet économique et la nécessité de dégager des excédents, elles s'en distinguent très nettement par leur finalité : les excédents ne sont pas une fin en soi, mais bien un moyen au service d'un projet social. »